a12n-entraide Mailing List Archive: [A12n-entraide] Apprentisage de l'informatique en Ghomala (Bamiléké)?[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next] [Date Index] [Thread Index]
Je retransmets l'article suivant concernant le Ghomala, une variété de
Bamiléké au Cameroun, puisqu'il en fait mention du développement d'un logiciel
pour enseigner l'informatique en cette langue. Il s'agirait en effet d'une forme
de localisation des NTIC. Je recherche d'autres renseignements. Y a-t-il un lien
avec l'ancien projet camerounais "Apprentissage des Langues africaines par
Internet (ALI)"?
L'article vient du site AllAfrica.com à http://allafrica.com/stories/200607100957.html
.
Don Osborn
Bisharat.net Cameroun: Nominations sous tension à la Sociladra Le Quotidien Mutations (Yaoundé)
http://www.quotidienmutations.net July 10, 2006 Posted to the web July 10, 2006 B. R. M.
Les Dg et son adjoint ont été désignés samedi dernier après d'houleuses
discussions.
Dans une salle du Foyer Bandjoun à Yaoundé, des enfants, jeunes pour la
plupart, ont les yeux rivés sur l'homme en gandoura rose, qui se tient debout
devant un tableau noir. Ce dernier ne cesse de balader sa main sur diverses
parties de son corps. Et à chaque fois, les jeunes gens assis en face de lui
répondent en choeur par des expressions étrangères aux oreilles des profanes.
Sur le tableau, le croquis du corps humain sur lequel sont portées des
annotations dont la forme des lettres rappellent l'alphabet phonétique, indique
qu'il s'agit d'un cours d'anatomie. Celui-ci est dispensé en Ghomala, une langue
parlée par près de 800.000 personnes dans les départements de la Mifi, du
Koung-Khi et des Hauts plateaux, à en croire les statistiques de Felix Fotso,
président du comité d'organisation de la 10 ème édition du séminaire sur le
Ghomala, qui se déroule depuis le 27 juin dernier.
En ce vendredi 7 juillet 2006, dans la salle de classe sus mentionnée, deux
femmes, la quarantaine, se sont mêlées aux jeunes apprenants du Ghomala. L'une
d'elles, Véronique Sama, originaire de la province du Centre, qui est accompagné
des ses quatre enfants, fait partie des quelque 200 élèves inscrits cette année
aux cours de Ghomala organisés par le Comité national de cette langue. "Je suis
d'abord enseignante de profession. Et puisque l'éducation à la culture nationale
est déjà inscrite comme matière dans les écoles primaires, je trouve qu'on ne
perd rien à apprendre le plus de langues possibles. Surtout que cela participe
de l'intégration nationale", affirme-t-elle.
Et Felix Fotso d'ajouter : "Nous sommes envahi par les langues étrangères.
Vous devez savoir que depuis quelques temps à l'Institut des Relations
internationale du Cameroun (Iric), on enseigne le Chinois! Sous le prétexte que
la Chine est devenue un grand partenaire commercial. Nous pensons qu'il est
aussi important que nos langues maternelles soient vulgarisées". Surtout que,
ajoute-t-il : "Si l'on approfondi la recherche, il est possible de créer une
langue propre aux Africains. Nous nous sommes, par exemple, rendu compte que la
racine "Mo" signifie homme dans plusieurs langues jusqu'au Kenya".
Tam-tam
Mais plus que ces objectifs poursuivis par le Comité national du Ghomala,
l'engouement que Véronique Sama manifeste pour l'apprentissage de cette langue
est, selon elle, davantage aiguisé par le matériel mis à la disposition des
apprenants par les promoteurs de ces cours. "ça c'est un livre qui rassemble des
textes rédigés par les séminaristes de la dernière édition", confie Michel Kaké,
un des moniteurs de ces cours de vacances, en présentant un petit document de
couleur rose, qui sert de support de lecture aux apprenants. Lesquels
rencontrent certaines difficultés au premier contact de cette langue. C'est le
cas de ces "mots difficiles à prononcer, parce qu'ils commencent par trois
consonnes", soutient Véronique Sama. "Mais, au fil du temps, ça va",
ajoute-t-elle.
En plus d'apprendre à chanter l'hymne national en Ghomala, ou à réciter
dans cette langue les élèves de ces cours de vacances peuvent apprendre à jouer
au tam-tam, et à préparer le "Nkui [nourriture traditionnelle des populations de
l'Ouest Cameroun, Ndlr]" ou le taro", ainsi que le précise M. Nokam, le
coordonnateur de ces cours, qui s'achèvent le 15 juillet prochain. Mais à côté
de ces activités ludiques, le Comité nationale de Ghomala se propose dans les
jours à venir, ainsi que le révèle Félix Fotso, de vulgariser, dans cette
langue, le nouveau code de procédure pénale. Et plus tard, indique la même
source, de promouvoir l'enseignement de l'informatique en... Ghomala, grâce à un
logiciel qui sera mis en place par un informaticien requis à cet effet. Autant
d'initiatives pour la promotion de la culture camerounaise que, regrette Félix
Fotso, "le ministère de la Culture n'accompagne pas, malgré les multiples
démarches" à cet effet.
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Last Updated: Wed Mar 14 23:48:10 2007 |
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