a12n-entraide Mailing List Archive: [A12n-entraide] "Les premiers pas des langues africaines sur l'Internet"[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next] [Date Index] [Thread Index]
PVI ? Un article paru dans iConnect Africa (juillet 2003) http://www.uneca.org/aisi/IConnectAfrica/issue5FR.pdf (merci à John Daly pour nous le signaler sur Afrik-IT) ? DZO L ? HISTOIRE DU TRIMESTRE : Les premiers pas des langues africaines sur l'Internet Par Etienne Tassé (lauréat du prix AISI 2003 IICD des médias pour le contenu local) «Bien que 40 ans se soient écoulés depuis les indépendances africaines, les langues nationales africaines n'ont pas encore eu le rayonnement qui leur permettrait d'intégrer les connaissances scientifiques, techniques et technologiques», selon M. Adama Samassekou, Président de l'Académie africaine des langues (ACALAN) de Bamako, et actuel Président du Sommet mondial sur la société de l'information (World Summit on Information Society). Comment peut-on résoudre ce problème? Lors de la Conférence préparatoire de la région Afrique tenue à Bamako en mai 2002, M.Samassekou a présidé une réunion de linguistes et d'experts en matière d'information pour élaborer une stratégie pour la création de contenu Internet en langues africaines. Selon le Canadien Laurent Bourbeau de l'organisation Progiciel BPI, à Montréal, «si l'identité culturelle africaine doit être exprimée à travers l'Internet, on doit tout faire pour conférer une place aux langues africaines». M. Bourbeau, qui est un concepteur de logiciels de langues, a expliqué que l'utilisation des langues africaines dans l'informatique a été rendue plus facile grâce à la norme internationale UCS/JUC (Universal Character Set), mise en ?uvre au début de l'année 2000. Cette norme permet le traitement informatique des langues africaines, notamment celles qui n'ont pas de caractères sonores. Cependant, c'est difficile pour certaines langues telles que le lingala (parlé en RDC) et le ewondo (parlé au Cameroun) dont les caractères sonores nécessitent l'utilisation de deux ou trois signes au lieu d'un seul. «Dans la norme de UCS/JUC, le français, par exemple, a réglé le problème entre les sons du «e», qui est différent de «é» en créant des caractères composés, tels que les voyelles avec accent et le «ç» cédille. Les pays africains doivent insister sur des solutions similaires pour leurs langues et en faire une exigence auprès des Comités de la norme internationale», a insisté M. Laurent Bourbeau. Il y a un certain nombre d'initiatives en cours sur les langues africaines. Progiciel BPI a créé un logiciel sur CD-ROM avec 20 langues africaines telles que le bambara, le ewondo, le fulfuldé, le swahili, et le wolof par exemple, qui peut être utilisé dans les systèmes Linux comme dans Windows, accessibles par tout utilisateur africain. La Société internationale de linguistique (SIL) a élaboré un logiciel sur les langues nationales qui est également gratuit. À partir de cet effort, beaucoup d'autres chercheurs ont élaboré un ensemble de caractères permettant de transcrire l'alphabet des langues africaines. Par ailleurs, les experts réunis à Bamako ont plaidé notamment pour la création de deux fonds: le premier serait destiné à l'Autoroute de l'information multilingue africaine (Aima) pour soutenir la création et la gestion de sites web sur les langues africaines. Le second fonds servirait à soutenir la formation des experts en information pour l'élaboration de contenu en langues nationales africaines.[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next] [Date Index] [Thread Index] Last Updated: Wed Mar 14 23:48:11 2007 |
a12n-entraide is hosted on Kabissa - Space for Change in Africa
Your feedback is important. Click here to send a message to the Kabissa team.
Terms of Use | Privacy Notice | Web Site Credits © 1999-2006, Kabissa or its affiliates